Amélie Cordonnier – Un loup quelque part

Dans ce très beau roman, Amélie Cordonnier explore voir le côté sombre de la maternité, sa part féroce, animale: il y a bien un loup quelque part.

Cela part de rien, d’une petite tache qu’elle découvre sur le cou d’Alban lors de la visite des cinq mois chez le pédiatre :

« Une tache. Noire. Toute ronde. De la taille d’un petit pois. Extrafin, le petit pois. C’est la première fois qu’elle la voit. Regardez, là, dans les plis du cou, c’est quoi ? Un grain de beauté, déjà ? Oh, non, pas à cet âge là, voyons. C’est rien du tout, juste une légère pigmentation, aucune raison de s’inquiéter. Je connais votre mari de toute façon, il n’y a pas de métis dans votre famille ?”

Une toute petite tâche de rien du tout, mais qui finit par grossir, par colorer sur les pieds, les mains, les bras, le visage. Alban n’est pas malade, il est simplement métis. Sa peau se met à foncer. Ce qui est bizarre, c’est que cet enfant est issu de parents à la peau blanche. Alors, à qui la faute?

Et surtout, comment aimer un enfant qui ne nous ressemble pas ? Comment est-ce que l’indifférence peut se transformer en maltraitance ?

J’ai été impressionnée par l’écriture dense et compacte d’Amélie Cordonnier, qui transforme la maternité en thriller psychologique de premier choix.

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