andré breton- nadja

« La beauté sera convulsive ou ne sera pas »

Je n’ai jamais été très fan d’André Breton. Sa posture de pape du surréalisme, son intransigeance de chef de mouvement m’ont toujours rebuté. Mais Nadja est pour moi un récit magnétique, l’un des plus explosif de la littérature amoureuse.

Dans ce livre, Breton évoque sa rencontre avec une jeune femme au hasard des rues de Paris. Ils vont passer ensemble une semaine d’errance, de fascination, de passion. Nadja est indéchiffrable, mystérieuse, et semble l’incarnation du surréalisme dans la vie. Elle va plonger Breton dans une profonde crise existentielle.

“Qui suis-je? Si par exception je m’en rapportais à un adage : en effet pourquoi tout ne reviendrait-il pas à savoir qui je « hante »? Je dois avouer que ce dernier mot m’égare, tendant à établir entre certains êtres et moi des rapports plus singuliers, moins évitables, plus troublants que je ne pensais”

Difficile de résumer Nadja en quelques lignes. Ce livre mélange les genres comme autant de substances d’un cocktail explosif. On y trouve de l’autobiographie, de l’essai, du roman, mais encore des dessins, des photographies. Il déstabilise, ouvre en grand des portes qui continuent de battre une fois qu’on a refermé le livre.

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