andré gide-PALUDES

« Il y a des choses que l’on recommence chaque jour, simplement parce qu’on n’a rien de mieux à faire. »

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous un court roman que j’adore, il s’agit de Paludes, paru en 1895. C’est l’un des premiers romans d’André Gide, qui a 25 ans lors de sa parution.

Paludes est un livre potache et drôle, une satire du symbolisme en vogue à la fin du 19e siècle. Le roman se présente comme le journal intime d’un écrivain qui passe son temps non pas à écrire, mais à dire sans arrêt qu’il écrit (“Qu’est-ce que tu fais ? J’écris Paludes” revient comme un refrain). Il a choisi comme sujet Tityre, l’un des personnages de la première Bucolique de Virgile, qui vit près des marécages, où il s’ennuie.

“Paludes, c’est l’histoire de qui ne peut pas voyager.; – dans Virgile il s’appelle Tityre; – Paludes, c’est l’histoire d’un homme qui possédant le champ de Tityre, ne s’efforce pas d’en sortir, mais au contraire s’en contente; voilà…”

A l’image de Tityre, le narrateur stagne dans sa vie. Il se documente pour son livre, va à des réunions de littérateurs, il s’efforce d’agir, mais tout le ramène au point de départ, c’est à dire à rien.

« Quelle monotonie ! recommençai-je après un silence. Pas un évènement. Il faudrait tâcher de remuer un peu notre existence. Mais on n’invente pas ses passions !”

Je vous conseille ardemment cette lecture, rapide et réjouissante, qui est une excellente porte d’entrée dans l’oeuvre d’André Gide.

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