BALZAC-HONORé et moi

« Balzac, ce n’est pas seulement le monument de la littérature française, le génie monstrueux qui dévorait gigots et cafetières, c’est aussi un type qui a tout raté. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus gros poissard de l’histoire littéraire”.

Avec « Honoré et moi », Titiou Lecoq, journaliste et essayiste féministe, dépoussière l’un des monuments de la littérature française.

Balzac n’est pas seulement le formidable auteur de 95 romans publiés sous le nom de Comédie Humaine, et de 48 romans ébauchés. C’est aussi un loser magnifique.

Dans ce livre paru aux éditions de l’iconoclaste on découvre un Balzac endetté, obsédé par l’argent, mais encore acheteur compulsif d’objet de décoration (quand il a de l’argent).

“Quand il s’installe enfin dans sa maison, il n’a plus les moyens de faire la décoration de ses rêves. Alors, en attendant une éclaircie pécuniaire, sur les murs nus, il écrit au charbon de bois « ici un revêtement de marbre de Paros », « ici un plafond peint par Eugène Delacroix « , « ici une cheminée en marbre cipolin « , « ici un parquet mosaïque formé de tous les bois rares des îles « . Au point qu’un jour, son ami Léon Gozlan se serait amusé à ajouter sur un mur « ici un tableau de Raphaël, hors de prix, et comme on n’en a jamais vu ».

Un livre à l’énergie débordante, qui traverse au pas de course la vie de Balzac, et l’associe non pas à la littérature, mais au fric !

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