Francesco Patrizi- traité du Baiser

Depuis plusieurs jours, je suis sous le charme d’une histoire entendue sur France Inter. Elle résonne de manière amusante sur cette interdiction d’embrasser qui plane aujourd’hui.

A la renaissance, les humanistes vivaient dans la terreur du baiser amoureux. Ils pensaient que la circulation de la chaleur dans le corps était assurée par les « esprits animaux », des particules vitales qui couraient dans nos veines.

Ils considéraient que l’amour faisait perdre des esprits animaux en grande quantité. C’est le cas lorsqu’on contemplait avec trop d’avidité l’être aimé, parce que les esprits animaux s’échappaient par les yeux. C’est le cas quand on s’embrassait sur la bouche.

Arrive un philosophe, Francesco Patrizi, qui publie en 1560 un petit dialogue, Il Delfino, qui est un traité du baiser. Certes, dit-il,
nous perdons d’immenses quantités d’esprits animaux quand nous nous embrassons en ouvrant la bouche et en tournant les langues. C’est vrai, mais nous nous nourrissons des esprits animaux de l’autre. Bingo.

Pour Patrizi, si le baiser sur la bouche est le plus nourrissant de tous, il y en a un autre qu’il préconise particulièrement. C’est le baiser dans le cou, du côté gauche, parce qu’il y a là une veine qui vient du cœur et qui est elle-même très chargée en esprits animaux.

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